Les 7 plus grands défis à relever lorsque l’on devient «Cloud Native»

August 13, 2020 / CloudOps

Les applications « cloud natives » tirent pleinement avantage du modèle opérationnel infonuagique, elles augmentent leur valeur commerciale en étant à provisionnement, à mise à l’échelle et à redondance automatique. En démantelant les applications monolithiques en conteneurs liés, mais indépendants, les développeurs créent des applications qui évoluent de façon fluide selon la demande. Dans son essence, l’informatique « cloud native » vous permet d’écrire et de déployer du code à partir de n’importe où, et dans n’importe quel environnement de nuage, un seul ou plusieurs à la fois, qu’il soit privé, hybride ou public.

Tandis que le paysage « cloud native » s’étend et se complexifie chaque jour, certains outils de fond, incluant Kubernetes, ont traversé le gouffre et ont atteint la taille et l’envergure qui leur permet maintenant de passer du marché des adopteurs précoces à celui des entreprises. 

En revanche, le problème avec l’informatique « cloud native » c’est qu’elle n’est pas toujours facile, ni évidente, à mettre en place, surtout si votre entreprise possède des applications traditionnelles et héritées. Le paysage « cloud native » est si vaste que l’on peut facilement se sentir envahi par son nombre croissant de plateformes et de technologies concurrentielles qui se chevauchent. Il faut non seulement adopter des outils « cloud natives » qui répondent à nos exigences personnelles, il faut aussi enrichir leur utilisation par des changements culturels. Les changements doivent être mis en place graduellement, mais globalement. Voici sept des problèmes les plus communs rencontrés par les entreprises dans leur cheminement « cloud native ».

1. Des cycles de publications lents, mais un rythme de changement accéléré.

Pour innover, il faut être capable de lancer de nouveaux logiciels rapidement, car que le rythme d’évolution dans tous les domaines est en accélération perpétuelle. Afin d’être toujours prêt à lancer et à déployer, il faut continuellement garder en tête que le but, c’est le parcours, ce n’est pas la destination. Il faut aussi accepter que les choses changent constamment et apprendre de nos erreurs afin de s’adapter au besoin. Le DevOps consiste à aligner les objectifs de toutes les parties impliquées afin que le code soit publié en petit lot, rapidement et fréquemment. On le définit comme une combinaison d’outils, de procédés et de philosophies culturelles.

2. Technologies désuètes

Si vous n’innovez pas assez rapidement, il y a de bonnes chances que le marché vous rattrape, et même qu’il vous surpasse. La quantité d’efforts dispensés pour mettre à jour vos systèmes s’accroîtra de façon exponentielle avec le temps. Ceci est particulièrement vrai si vous n’avez pas encore conteneurisé vos applications et trouvé des équivalents « cloud natives » pour les composantes traditionnelles. On ne sait jamais quels outils survivront aux autres, il est donc important de toujours rester à l’affût des changements qui surviennent si rapidement et si souvent. Les outils de logiciel libre sont au cœur de cette mission, car ils assurent la qualité, la fiabilité, les coûts abordables et la réduction des risques d’enfermement. 

3. Enfermement à un fournisseur de service. Souplesse de croissance limitée.

Si par le passé, vous vous êtes engagés trop fermement envers une plateforme ou un outil, vous vous trouverez peut-être aujourd’hui enfermés à un fournisseur. Bien que les fournisseurs de nuages à grande échelle offrent des plateformes riches en fonctionnalités et faciles à adopter, les risques d’enfermement sont plus grands. L’informatique « cloud native » consiste principalement à vous permettre de tirer profit des fournisseurs de nuages à grande échelle tout en maintenant la possibilité de considérer les architectures multinuages et hybrides.

4. Un manque d’expertise technique pour traiter les données.

L’acquisition de talent est un gros problème dans le secteur technologique. Un sondage de 2019 soulève que seulement 7 % des gestionnaires des TI ne rencontraient pas de difficultés pour embaucher ou pour retenir des talents. Ce problème est souvent exacerbé par des lacunes au niveau des compétences. Comme les technologies évoluent constamment et rapidement, les postes clés sont souvent difficiles à combler. En effet, le bassin de talents techniques qualifiés est restreint et de plus, même si vous trouvez la perle rare, elle est souvent freinée par la résistance traditionnelle. La culture, les compétences et les processus de prises de décisions traditionnels peuvent modérer la rapidité de l’innovation offerte par le DevOps.

5. Infrastructures non sécurisées

On place souvent l’élément de sécurité au second plan, mais c’est lorsque survient une fuite de données que l’on se rend compte que c’est une erreur qui peut être coûteuse. Le coût moyen d’une seule fuite a augmenté de 112 % de 3,86 $ millions en 2018 à 8,9 $ millions en 2019. La sécurité est à la fois complexe et difficile, car elle comporte de nombreux éléments mobiles. Il est important, malgré cela, de maintenir des pratiques relatives à la sécurité bien ancrées dans la routine de l’équipe. Avec le DevSecOps, certains éléments relatifs à la sécurité sont intégrés dans le pipeline DevOps, ce qui encourage les équipes à amener la sécurité dans la phase de développement. Vos équipes doivent compiler et coder en gardant toujours la sécurité en tête, elle ne doit pas être reléguée au second plan et devenir importante seulement en cas de fuite.

6. Coûts opérationnels et technologiques élevés

En permettant aux organisations de ne payer que pour les ressources informatiques dont elles ont besoin, le nuage offre des avantages significatifs au niveau des coûts. La plupart du temps, le coût total de la consommation infonuagique sera en dessous du coût d’achat, de soutien, de maintenance et de conception d’une infrastructure sur place. Par contre, les infrastructures « cloud natives » sont des entités complexes qui doivent être gérées adéquatement pour que leur évolutivité soit rentable. Voici des moyens qui vous rendront la tâche plus facile afin de véritablement optimiser votre utilisation infonuagique.

7. Les concepts « cloud natives » sont difficiles à expliquer

Les concepts « cloud natives » sont difficiles à expliquer et à comprendre, surtout face à la multitude de choix paradoxaux. Avant d’accepter d’investir dans cette technologie, les dirigeants doivent comprendre l’importance et la complexité des solutions « cloud natives ». Pour les dirigeants techniques, c’est un combat sans fin que d’expliquer aux gestionnaires les microservices, les conteneurs et autres concepts.

Il ne faut pas voir le fait de devenir « cloud native » comme une destination, il s’agit d’un cheminement. Le logo de CloudOps exprime l’idée que bien qu’il faille commencer quelque part, l’objectif est de se retrouver à l’intérieur une boucle vertueuse d’itérations indéfinies. Comparées aux applications traditionnelles, les applications « cloud natives » sont beaucoup plus complexes. Peut-être vous êtes-vous déjà retrouvés face à l’un ou l’autre de ces défis dans votre parcours pour devenir « cloud native ». Aborder ces défis en adoptant la culture du changement constant vous procurera l’agilité et l’évolutivité que seul peut vous offrir le « cloud native ». Contactez-nous pour savoir comment CloudOps peut vous aider à relever vos défis « cloud natives ».